Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 16:10

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C’était une nuit de pleine lune. Une de ces nuits froides d’hiver où il ne fait pas bon mettre un chien dehors. Le vent avait décidé de continuer à souffler ; un vent du Nord, glacial.

 

Sur le sol la neige, avait gelé et crissait sous les pas des quelques rares passants.

 

Jules avait décidé que cette nuit serait la nuit de tous les dangers. La nuit du 24  décembre. Les gens allaient réveillonner en famille ou chez des amis ; mais pas lui. Il était pauvre, seul, vivait dans un deux pièces pas très confortable, mais ses moyens ne lui permettaient pas autre chose. Il arrivait à survivre en rendant quelques services aux habitants de l’immeuble qui lui abandonnaient , quelques pièces par-ci, quelques billets par-là pour les plus généreux.

 

Il connaissait les habitudes de tous les locataires. Il s’amusait à  deviner leurs pas dans l’escalier. Et surtout il savait beaucoup de choses sur la vieille bique du premier, Melle Allet. Où elle cachait ses économies par exemple ! Il l’avait dépannée plusieurs fois, un sou qu’elle lui avait donné et en hésitant encore. Et n’allez pas le boire, qu’elle lui avait dit ! Tu parles, heureusement qu’il n’avait pas grande soif, et puis la bibine ça n’avait jamais été son truc.

 

Ce soir là, en attendant l’heure du départ de la vieille, car il espérait bien qu’elle allait sortir, il se remit à son poste d’observations. Il aimait bien s’asseoir près de la fenêtre et regarder à l’extérieur, surtout depuis qu’il c’était fait une copine, la lune. Oui, au début il n’y croyait pas, il pensait que c’était le fruit de son imagination, mais non, elle avait fait rouler ses yeux, ouvert sa bouche et lui avait parlé. Depuis ce fameux soir, il ne ratait pas une occasion de faire la causette avec elle car c’était la seule personne, si on peut dire, qui lui marquait un quelconque intérêt.

 

-         Alors Jules, c’est pour ce soir ?

-         Tu sais tout, toi, hein ?

-         Même le jour, j’observe de très loin, mais j’observe, et je devine tes pensées.

-         Je ne suis pas sûr qu’elle aille à la messe ce soir !

-         Mais si, voyons, elle n’en rate aucune, en plus la nuit de Noël, tu parles, elle se doit d’être là pour l’arrivée du petit Jésus !

-         Tu as certainement raison, j’espère que mon plan va marcher.

-         Il ne pourra que marcher puisque tu as retrouvé une clé qu’elle avait perdue !

-         On ne peut rien te cacher, décidément ! Dis, tu m’éclaireras bien quand je monterai l’escalier ?

-         Ne t’inquiète pas, je veille. Tiens, ça y est, elle a éteint sa lumière, je crois que c’est le moment.

 

Jules se précipita derrière la porte et attendit. Les pas se rapprochaient. Oui, c’était bien elle, son pas il l’aurait reconnu entre mille, le bruit de cane, tic-tac, tic-tac, et cette manie qu’elle avait de se racler la gorge sans arrêt.

 

Il attendit que la porte d’entrée de l’immeuble se referme, retourna à sa fenêtre et vérifia qu’elle partait en direction de l’église. Alors à pas feutrés il sortit de chez lui, montant les escaliers un peu trop vite au goût de la lune qui lui disait « tout doux, tout doux ».

 

Arrivé devant la porte de la vieille il demanda à la lune de l’éclairer un peu pour qu’il puisse l’ouvrir.

 

-         Ne panique pas, je fais ce que je peux, dans une minute se sera bon, patiente, la messe de minuit ça dure au moins une heure !

-         Oui mais…

-         Y a pas de mais. C’est bon, vas-y.

 

Il ouvrit la porte, entra doucement dans l’appartement. La lune faisait son possible pour l’éclairer,  avec l’âge elle devenait lente, mais là il fallait qu’elle fasse un effort, c’était son intérêt aussi.

 

Jules trouva assez facilement la cachette, il en sortit le coffret et regarda à l’intérieur. Il y avait des bijoux, mais surtout des billets, beaucoup de billets. Le pauvre homme n’en revenait pas. Il serra le tout contre sa poitrine. Enfin, il allait pouvoir manger à sa faim, simplement manger à sa faim. Il essaya de reprendre ses esprits pour rebrousser chemin, mais… la lumière s’alluma.

 

Tout affairé à caresser le trésor il n’avait pas entendu la porte s’ouvrir. La vieille avait dû oublier son missel.

 

Ils restèrent quelques instants à se regarder. La vieille réagit la première, elle se précipita sur lui en brandissant sa cane et en criant « sale voleur ! ». Pris de panique, il attrapa le vase qui se trouvait à sa portée et le brisa sur la tête de la pauvre vieille. Elle vacilla, sa tête heurta le coin de la table, et elle tomba sur le tapis. Ses yeux restèrent grand ouverts.

 

Jules était tétanisé. Elle était morte, pour sûr qu’elle était morte ! Mais qu’est-ce que j’ai fait ?

 

La lune, elle, ne perdit pas son sang froid.

 

-         Jules, éteins vite la lumière, ramasse tout et descend chez toi. Sans courir, calme, reste calme.

 

Le cœur de Jules battait à tout rompre, il lui semblait qu’il allait sortir de sa poitrine. Il arriva chez lui tout en sueur, et en même temps il grelottait de froid, sans cessez de se répéter : « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? » .

 

Il s’adressa à la lune :

 

-         Pourquoi n’as-tu rien vu, toi qui vois tout, qui sais tout ?

-         Je faisais comme toi, je regardais le trésor !

-         Comment vais-je faire, moi, la police va venir, elle va fouiller partout, elle trouvera le coffret et j’irai en prison, peut-être même que je serai condamné à mort !

-         Non, tout ça n’arrivera pas. J’ai une idée. Tu vas me confier le trésor pendant l’enquête policière, et quand tout sera rentré dans l’ordre je te le rendrai.

-         Mais comment  vas-tu faire ?

-         Je suis une magicienne. Ouvre ta fenêtre et tend ta main avec le coffret. Ce sera un secret entre nous, personne ne doit jamais savoir, tu promets ?

 

Jules acquiesça, il ne savait plus où il en était. Il s’exécuta cependant. La lune ouvrit sa bouche, un rayon de soleil en descendit pour cueillir le coffret.

 

-         Je vais me reposer, lui dit-elle, tous ces évènements m’ont épuisée. Tu devrais en faire de même, et surtout n’oublie pas, motus et bouche cousue. A bientôt, Jules.

 

Il la regarda, un sourire était dessiné sur ses lèvres. Il ne l’aurait pas juré, mais il lui semblait que c’était un sourire moqueur.

 

Pendant quelque temps, ce fut un tourbillon dans l’immeuble. Le corps de la vieille fut découvert une semaine plus tard. L’odeur du corps en décomposition avait alerté les locataires. Les pompiers, la police, les sirènes, les montées, les descentes, les interrogations avaient perturbé la tranquillité du quartier. Jules fut interrogé comme tous les autres :

 

-         Vous n’avez rien entendu ?

-         Non, rien. Ce soir- là, j’avais un peu picolé, alors …

 

L’affaire fut classée. Un rôdeur avait dû pister Melle Allet, l’avait suivi, et hop, embarqué le coffret, un coup sur la tête, et terminé !

 

Jules avait tenu bon. Ce qui l’inquiétait le plus c’est que la lune, même si elle était là tous les soirs, et bien, elle ne lui parlait plus. Peut-être ne voulait-elle pas éveiller les soupçons ? Jules se forçait à le croire. Mais plus le temps passé, moins il y croyait.

 

Cela faisait un an maintenant, un an que Jules attendait que la lune lui rende son bien. Il pensait qu’il s’était fait berner : « Je me suis fait avoir comme un bleu ! ».

 

En ce début janvier, Jules n’avait pas trop le moral. Au moment où il allait sortir, Le locataire du troisième arriva avec des paquets pleins les bras.

 

-         Attendez, je vais vous aider.

-         Merci mon brave Jules, c’est gentil de votre part. Au fait, bonne année. Vous avez un souhait ?

-         Oh !  Oui Monsieur. J’aimerais bien décrocher la lune !


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Par Marie DAQUIN - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 15:52

Je n’ai pas vu le temps passé.

Ni les jours, ni les mois, ni les années.

Je ne me souviens pas d’avoir été une petite fille,

Je ne me souviens pas d’avoir eu les yeux qui brillent.

Enfance, adolescence, souffrance,

Triste association de mots.

Je n’ai pas côtoyé l’insouciance,

Les fées ne se sont pas penchées sur mon berceau,

Elle n’ont pas su le jour de ma naissance,

Et ne m’ont pas guéri de tous mes mots.

Je suis devenu femme, mère, amante,

Et j’ai plongé dans la tourmente,

Dans le carcan du quotidien,

De l’aujourd’hui pareil au lendemain.

J’ai donné mon sang, mon temps, ma vie,

Mon automne en sera t’il adouci ?

J’ai peur de partir, de mourir,

Sans avoir terminer ma tâche.

Le bonheur n’est pas facile à saisir,

Il joue souvent à cache-cache.

Qui prend soin de mon cœur ?

Qui essaie de lire dans mon âme ?

Lorsque je me sens fiévreuse,

Et que je sens diminuer ma flamme ?

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 15:47

Et si je devais mourir un jour de pluie,

Le ciel serait bas, triste ; tout serait gris.

Mon corps serait souillé,

Par la terre mouillée.

Je crois que je n’aimerais pas.

 

Et si je devais mourir un jour de grand vent,

Eole se déchaînerait sur tous les océans,

Emporterait mes cendres vers d’autres continents.

Je serais perdue dans l’immensité

De l’univers. Abandonnée.

Je crois que je n’aimerais pas.

 

Et si je devais mourir un jour d’été,

Quand la terre est chaude, le sable doré,

Mon corps dans un tombeau serait déposé,

Sous les puissants rayons d’un grand soleil,

Qui donneraient à mon trépas un goût de miel.

Même comme ça,

Je crois que je n’aimerais pas.

 

Et si je devais mourir un jour de fête,

Un jour d’anniversaire ou de gala,

Quand tous les gens chantent à tue-tête,

Le dernier tube d’une vedette,

Se laissant emporter dans la danse,

Mon corps à moi serait en transe.

Même comme ça,

Je crois que je n’aimerais pas.

 

Décidément, la mort ne me va pas,

Alors tant pis, je reste là.

 

 

 

 

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 15:00


Du Pirée le bateau m’emmène jusqu’à Paros,

Une île des Cyclades, escale pour Mikonos.

L’acropole s’éloigne, adieu les caryatides,

Dieux de l’Olympe vous me servirez de guide.

Je vais dérouler le fil d’Ariane avec Minos,

Et dompter les lions sur l’île de Délos.

Voilà donc Santorin, berceau de l’Atlantide,

De Fira à Pyrgos, je cavale intrépide.

Une journée détente à bord d’une caïque,

Me fait découvrir des lagons aux couleurs magnifiques.

Je ne peux t’oublier Parikia et ton fameux moulin,

Rendez-vous de la fête, rendez-vous des copains.

Mezze, Ouzo, Tzatziki et autres moussaka,

Que nous dégustions entre amis chez Katérina.

Je reviendrais pour découvrir d’autres trésors,

J’irai d’îles en îles, j’irais de ports en ports…

De la Crète aux cyclades,

De Cythère aux sporades,

J’ai rêvé de Zeus, d’Héraclès, d’Apollon,

J’ai fait de toi Athènes le plus beau des balcons.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 10:58

Accoudée à la rambarde, je m’extasie devant l’étang gelé,

Tout autour de lui les montagnes pointes leurs cimes enneigées.

Je respire cet air pur, les narines me font mal,

Il fait froid et sec en ce mois hivernal.

Le soleil d’altitude me réchauffe les os,

Ces puissants rayons me font plisser les yeux.

Mon regard se promène ici et là, de bas en haut,

Et ce que je perçois s’approche du merveilleux.

Je me dirige vers d’autres étangs verglacés,

Tout semble calme, tout est blanc. Un univers ouaté.

Des bruits sourds résonnent sous la glace,

Peut-être un monstre a t’il trouvé sa place ?

Je frissonne un peu, la peur ou bien le froid,

J’avance lentement, la neige crisse sous mes pas.

Plus haut, un panorama m’est offert. Il est époustouflant.

Mélange de collines, de montagnes et d’étangs.

Quelques rares oiseaux font entendre leurs cris,

Leurs piaillements font écho à l’infini…

Je me repose un peu et repars vers l’auberge,

Je côtoie à nouveau les rives et les berges,

Cette belle journée démarre son déclin,

Moi je vais vers ma vie, je vais vers mon destin.

Mon séjour se termine, il me revient le blues,

Je te laisse à regret bel étang des Bouillouses.

Je reviendrai peut-être au printemps, en été,

Mais sur ma pellicule je te fixe, pour la postérité.

 

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 16:36


L’hiver est long, froid, gris et douloureux.

Je  tousse, crachote, je vomis mes  erreurs.

Vouloir remonter le temps serait un leurre.

Je guette, en vain, l’espoir en regardant les cieux.

 

Les cauchemars perturbent mes nuits sans étoiles.

La grande ourse, la lune ont décidé la grève.

Une tornade me soulève, m’emporte dans sa spirale.

Faites, esprits du mal, faites que ma nuit soit brève.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 13:50

 

 
Mathilde est revenue.

Un matin, elle était partie. Il l’avait supplié de rester. A genoux il lui disait « Ne me quitte, pas, ne me quitte pas ». Mais elle, c’était plutôt « Au suivant, au suivant ». Il lui pardonnait toujours tout. Bien sur ils eurent des orages, mais ils arrivaient toujours à passer entre les gouttes. Mais là, elle était vraiment partie.

Il n’avait même pas le courage de se taper la tête contre les murs, non, il restait prostré, assis dans son fauteuil à écouter la chanson des vieux amants. Ah ! Çà, depuis quelques jours il en bavait des ronds de chapeau.

Pourtant, il l’avait emmené à Amsterdam, à  Knokke-le-Zoute en passant par Vesoul pour voir sa mère. Mais elle avait fini par prendre la clef des champs.

Son meilleur ami venait lui rendre visite :

-         Jacky, ne reste pas planter là à peigner la girafe, tu es devenu maigre comme un coup de trique ! Et voir un ami pleurer, ça fait mal.

-         Je me souviens quand on dansait la valse à mille temps, je m’étais sapé comme un milord …

-         Arrête de te monter le bourrichon, Jacky, c’est quand même un peu fort de café ton histoire ! C’est pas la fin des haricots ! Tiens, va voir Madeleine, ou la Fanette, et pourquoi pas Rosa ? Tu l’aimais bien Rosa avant ?

-         Tu as peut-être raison, j’en ai ma claque ! De toute façon elle doit se soucier de moi comme d’une guigne !

-         A la bonne heure !

Les jours passèrent ? Jacky repris son petit train-train.

Et puis un matin il l’avait vu arrivée, avec une face de carême, fagotée comme l’as de pique. Elle revenait comme pomponette dans la femme du boulanger. La paumée du petit matin !

-         Tu as fini de courir le guilledou ? Je pourrais te dire d’aller te faire lanlaire ! Mais je ne te le dirais pas. Je vais laisser pisser le mérinos. Ce Jeff il t’a bien eu ! Mais moi, j’en ai eu le sang tourné tu sais.

Elle ne disait rien Mathilde, elle gardait la tête baissée. Elle allait s’acheter une conduite, oui, parce que Jacky c’était une valeur sure, et il l’aimait lui. Et puis elle en avait un peu marre de changer de crémerie.

Pour fêter leurs retrouvailles il l’emmena aux îles Marquises.

 

 

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Texte
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 11:34

Que serait le silence s’il n’y avait la musique ?

Un trou noir, un néant aux ondes maléfiques.

Quelques notes égrenées me font rêver, magiques !

Me transportent, aériennes, au-delà de l’arctique.

Je danse la samba dans les rues de Rio,

Je claque mes talons au son du flamenco.

L’Italie m’entraîne dans une belle tarentelle,

Le tango argentin m’envoûte par son côté charnel !

Pour la douceur j’écoute Chopin ou bien Mozart,

Je me laisse transporter dans les rues, au hasard.

Puis, le soir venu j’m’assoie dans un bistrot,

Je bouge, je frétille au son de la techno.

Merci à vous les notes, do, ré, mi, fa, sol,

Vous ensoleillez mon âme, pareilles au tournesol.

Du chant des oiseaux, au roulis de la mer,

J’égrène les saisons, de l’été à l’hiver,

Je suis accompagné d’un orchestre magnifique,

Et tout mon être vibre, grâce à toi, la musique.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 15:06

 


Noël, fête des enfants,

Noël angoisse des parents.

Angoisse du budget,
Angoisse des jouets.

Jouets en bois ? Electroniques ?

Poupée Barbie ? Ardoise magique ?

Le réveillon, avec foie gras ?

De la langouste, du magret ?

De la dinde aux marrons ? Pourquoi pas ?

Et pour dessert la bûche glacée.

Oui, mais demain, on mangera quoi ?

Ballotine, saumon fumé ?

Gigot d'agneau, pommes de terre ?

Haricots verts ? ...Quelle galère !

Et pour finir, ben, ce sera une bûche au beurre et au moka !

Ah ! oui, il faut du vin, un bon vin chaud,

Et du champagne pour les cadeaux,

Des chocolats, des papillotes,

Des pâtes de fruits et des griottes.

Voilà, c'est prêt, la table est mise,

Tout est calme dans la maison.
Le sapin décoré, les bougies qui luisent,

Dans une coupe des bonbons.

Après le calme, la tempête,

Les papiers volent en tourbillon,

Elle bat son plein la fête,

Un invité joue du violon.

Et la nostalgie me submerge,

Des larmes de mes yeux émergent.

Le père Noël est en retard,

De sa tournée, il en a marre !

Et puis arrive l'année nouvelle,

La hotte vide est bien rangée,

Pour la bonne année on s'appelle,

Bonheur, santé, prospérité...

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 16:36
Matin frileux
Arrivée de la neige
Regard amoureux
Idillyque cortège
Essayons d'être heureux 
 
Amitié toujours là
Ignorer les tracas
Magique complicité
Erreur à oublier
Rester car on le doit

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Acrostiche
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