Jeudi 30 avril 2009


Du Pirée le bateau m’emmène jusqu’à Paros,

Une île des Cyclades, escale pour Mikonos.

L’acropole s’éloigne, adieu les caryatides,

Dieux de l’Olympe vous me servirez de guide.

Je vais dérouler le fil d’Ariane avec Minos,

Et dompter les lions sur l’île de Délos.

Voilà donc Santorin, berceau de l’Atlantide,

De Fira à Pyrgos, je cavale intrépide.

Une journée détente à bord d’une caïque,

Me fait découvrir des lagons aux couleurs magnifiques.

Je ne peux t’oublier Parikia et ton fameux moulin,

Rendez-vous de la fête, rendez-vous des copains.

Mezze, Ouzo, Tzatziki et autres moussaka,

Que nous dégustions entre amis chez Katérina.

Je reviendrais pour découvrir d’autres trésors,

J’irai d’îles en îles, j’irais de ports en ports…

De la Crète aux cyclades,

De Cythère aux sporades,

J’ai rêvé de Zeus, d’Héraclès, d’Apollon,

J’ai fait de toi Athènes le plus beau des balcons.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Mardi 24 mars 2009

Accoudée à la rambarde, je m’extasie devant l’étang gelé,

Tout autour de lui les montagnes pointes leurs cimes enneigées.

Je respire cet air pur, les narines me font mal,

Il fait froid et sec en ce mois hivernal.

Le soleil d’altitude me réchauffe les os,

Ces puissants rayons me font plisser les yeux.

Mon regard se promène ici et là, de bas en haut,

Et ce que je perçois s’approche du merveilleux.

Je me dirige vers d’autres étangs verglacés,

Tout semble calme, tout est blanc. Un univers ouaté.

Des bruits sourds résonnent sous la glace,

Peut-être un monstre a t’il trouvé sa place ?

Je frissonne un peu, la peur ou bien le froid,

J’avance lentement, la neige crisse sous mes pas.

Plus haut, un panorama m’est offert. Il est époustouflant.

Mélange de collines, de montagnes et d’étangs.

Quelques rares oiseaux font entendre leurs cris,

Leurs piaillements font écho à l’infini…

Je me repose un peu et repars vers l’auberge,

Je côtoie à nouveau les rives et les berges,

Cette belle journée démarre son déclin,

Moi je vais vers ma vie, je vais vers mon destin.

Mon séjour se termine, il me revient le blues,

Je te laisse à regret bel étang des Bouillouses.

Je reviendrai peut-être au printemps, en été,

Mais sur ma pellicule je te fixe, pour la postérité.

 

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 12 février 2009


L’hiver est long, froid, gris et douloureux.

Je  tousse, crachote, je vomis mes  erreurs.

Vouloir remonter le temps serait un leurre.

Je guette, en vain, l’espoir en regardant les cieux.

 

Les cauchemars perturbent mes nuits sans étoiles.

La grande ourse, la lune ont décidé la grève.

Une tornade me soulève, m’emporte dans sa spirale.

Faites, esprits du mal, faites que ma nuit soit brève.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 29 janvier 2009

 

 
Mathilde est revenue.

Un matin, elle était partie. Il l’avait supplié de rester. A genoux il lui disait « Ne me quitte, pas, ne me quitte pas ». Mais elle, c’était plutôt « Au suivant, au suivant ». Il lui pardonnait toujours tout. Bien sur ils eurent des orages, mais ils arrivaient toujours à passer entre les gouttes. Mais là, elle était vraiment partie.

Il n’avait même pas le courage de se taper la tête contre les murs, non, il restait prostré, assis dans son fauteuil à écouter la chanson des vieux amants. Ah ! Çà, depuis quelques jours il en bavait des ronds de chapeau.

Pourtant, il l’avait emmené à Amsterdam, à  Knokke-le-Zoute en passant par Vesoul pour voir sa mère. Mais elle avait fini par prendre la clef des champs.

Son meilleur ami venait lui rendre visite :

-         Jacky, ne reste pas planter là à peigner la girafe, tu es devenu maigre comme un coup de trique ! Et voir un ami pleurer, ça fait mal.

-         Je me souviens quand on dansait la valse à mille temps, je m’étais sapé comme un milord …

-         Arrête de te monter le bourrichon, Jacky, c’est quand même un peu fort de café ton histoire ! C’est pas la fin des haricots ! Tiens, va voir Madeleine, ou la Fanette, et pourquoi pas Rosa ? Tu l’aimais bien Rosa avant ?

-         Tu as peut-être raison, j’en ai ma claque ! De toute façon elle doit se soucier de moi comme d’une guigne !

-         A la bonne heure !

Les jours passèrent ? Jacky repris son petit train-train.

Et puis un matin il l’avait vu arrivée, avec une face de carême, fagotée comme l’as de pique. Elle revenait comme pomponette dans la femme du boulanger. La paumée du petit matin !

-         Tu as fini de courir le guilledou ? Je pourrais te dire d’aller te faire lanlaire ! Mais je ne te le dirais pas. Je vais laisser pisser le mérinos. Ce Jeff il t’a bien eu ! Mais moi, j’en ai eu le sang tourné tu sais.

Elle ne disait rien Mathilde, elle gardait la tête baissée. Elle allait s’acheter une conduite, oui, parce que Jacky c’était une valeur sure, et il l’aimait lui. Et puis elle en avait un peu marre de changer de crémerie.

Pour fêter leurs retrouvailles il l’emmena aux îles Marquises.

 

 

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Texte
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Jeudi 15 janvier 2009

Que serait le silence s’il n’y avait la musique ?

Un trou noir, un néant aux ondes maléfiques.

Quelques notes égrenées me font rêver, magiques !

Me transportent, aériennes, au-delà de l’arctique.

Je danse la samba dans les rues de Rio,

Je claque mes talons au son du flamenco.

L’Italie m’entraîne dans une belle tarentelle,

Le tango argentin m’envoûte par son côté charnel !

Pour la douceur j’écoute Chopin ou bien Mozart,

Je me laisse transporter dans les rues, au hasard.

Puis, le soir venu j’m’assoie dans un bistrot,

Je bouge, je frétille au son de la techno.

Merci à vous les notes, do, ré, mi, fa, sol,

Vous ensoleillez mon âme, pareilles au tournesol.

Du chant des oiseaux, au roulis de la mer,

J’égrène les saisons, de l’été à l’hiver,

Je suis accompagné d’un orchestre magnifique,

Et tout mon être vibre, grâce à toi, la musique.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 18 décembre 2008

 


Noël, fête des enfants,

Noël angoisse des parents.

Angoisse du budget,
Angoisse des jouets.

Jouets en bois ? Electroniques ?

Poupée Barbie ? Ardoise magique ?

Le réveillon, avec foie gras ?

De la langouste, du magret ?

De la dinde aux marrons ? Pourquoi pas ?

Et pour dessert la bûche glacée.

Oui, mais demain, on mangera quoi ?

Ballotine, saumon fumé ?

Gigot d'agneau, pommes de terre ?

Haricots verts ? ...Quelle galère !

Et pour finir, ben, ce sera une bûche au beurre et au moka !

Ah ! oui, il faut du vin, un bon vin chaud,

Et du champagne pour les cadeaux,

Des chocolats, des papillotes,

Des pâtes de fruits et des griottes.

Voilà, c'est prêt, la table est mise,

Tout est calme dans la maison.
Le sapin décoré, les bougies qui luisent,

Dans une coupe des bonbons.

Après le calme, la tempête,

Les papiers volent en tourbillon,

Elle bat son plein la fête,

Un invité joue du violon.

Et la nostalgie me submerge,

Des larmes de mes yeux émergent.

Le père Noël est en retard,

De sa tournée, il en a marre !

Et puis arrive l'année nouvelle,

La hotte vide est bien rangée,

Pour la bonne année on s'appelle,

Bonheur, santé, prospérité...

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 11 décembre 2008
Matin frileux
Arrivée de la neige
Regard amoureux
Idillyque cortège
Essayons d'être heureux 
 
Amitié toujours là
Ignorer les tracas
Magique complicité
Erreur à oublier
Rester car on le doit

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Acrostiche
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Mardi 25 novembre 2008

De cette île fleurie aux nombreuses calas,

J'ai pris tous les chemins jusqu'à Valdemossa.

Deux êtres d'exception ont croisé leurs destins,

J'ai nommé Georges Sand et Frédéric Chopin.

Du beau Cap Formentor à la baie d'Alcudia,

De p'tit train de Soller jusqu'à la Calobra,

J'ai vu des paysages d'une beauté inouïe,

Des falaises pointant leur nez vers l'infini.

A Palma j'ai flâné sur la Plaza Major,

De sa cathédrale j'en ai vu tous les trésors.

Dernière sangria depuis l'aérogare,

Cahier de souvenirs des îles Baléares.

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Mercredi 19 novembre 2008
Lily-Rose, Romane, Manu,
Lorsque je n'ai plus vos bras autour de mon cou,
Je me sens perdu.

Lily-Rose, m'apporte un bouquet de fleurs,
Romane, par son regard m'inonde de couleurs,
Manu, je le berce contre mon coeur.

Mes chers petits anges, vous m'avez appris,
L'indulgence, la patience, la tolérance,
Et je vous embarque dans mes errances.
Vous me redonnez l'espoir,
Quand je plonge dans mes trous noirs.
Vous êtes le soleil qui chasse mes nuages,
Vous êtes l'arc-en-ciel qui vient après l'orage.

Aujourd'hui et demain,
Je vous espère en vain,
Vous êtes mon pain quotidien.

Mes yeux tels une caméra,
Enregistrent le moindre de vos pas,
Le moindre de vos mots,
Et je repasse sans cesse la vidéo.

Mes chers petits enfants,
Je vous aime tant,
Que je voudrais suspendre le temps...
Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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Jeudi 30 octobre 2008

Je ne veux plus prendre de train à grande vitesse,

Tous ces gens qui courent, m’oppressent.

Je veux marcher sereine sur les chemins,

Pour faire au quotidien mon petit train train,

Pourquoi pas écrire des quatrains ?

Plus d’obligations, plus de con-train-tes,

                                   Lire, rêver, écouter de la musique,

                                   Bien calée sur mon arrière-train !

Par Marie DAQUIN - Publié dans : Poésie
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